Suppression de postes dans l’Education nationale : il y a urgence pour nos enfants, il y a urgence pour l’Ecole de la République !

Michel Vauzelle, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, tient à exprimer sa vive inquiétude quant aux nombreuses suppressions de postes dans l’Education nationale décidées par le Gouvernement.
« Comme l’ensemble de la communauté éducative, et plus particulièrement les parents d’élèves qui se mobilisent fortement ces derniers jours, je suis très inquiet pour la rentrée 2012 dans nos écoles, nos collèges et nos lycées. Après avoir supprimé 56 000 postes depuis 2007, le Ministre de l’Education nationale a confirmé à travers les récentes cartes scolaires rendues publiques la suppression de 14 000 postes supplémentaires pour la rentrée 2012.
Augmentation du nombre d’élèves par classe, disparition des écoles publiques en milieu rural, précarisation des personnels enseignants, difficultés de remplacement des professeurs absents… Ces mesures se traduisent par une violente dégradation des conditions d’étude et de vie des élèves et par un recul intolérable des conditions de travail des personnels de l’Education nationale », indique Michel Vauzelle.
« Dans les écoles primaires, 273 postes seront supprimés dans les deux Académies d’Aix-Marseille et de Nice, ce qui correspond à de nombreuses fermetures de classes. Les postes RASED sont décimés dans tous les départements, y compris dans les zones d’éducation prioritaire.
Pour le second degré, l’académie d’Aix-Marseille est également malmenée avec 285 emplois supprimés dans les collèges et les lycées tandis que l’Académie de Nice perd 113 postes. Les lycées professionnels et technologiques sont lourdement ponctionnés suite à la réforme du baccalauréat professionnel en 3 ans et à une forte réduction de l’offre de formation. Des milliers d’élèves n’ont d’ailleurs pas été scolarisés dans les lycées professionnels en 2011 et ce chiffre pourrait encore s’aggraver en 2012. Que sont devenus ces élèves, parmi les plus fragiles ?
Alors que le Ministre de l’Education nationale nous parle de coût, nous parlons de l’avenir de nos enfants. D’ailleurs, quel sera le coût de l’échec scolaire que le gouvernement prépare en opérant ce type de casse ? Il sera bien entendu supérieur à celui de l’investissement pour la réussite de nos enfants. Cette situation est intolérable, nous ne pouvons accepter que l’Ecole de la République soit à ce point dégradée. Je continuerai à combattre les décisions qui portent atteinte aux services publics, aux principes et aux valeurs de la République que nous devons défendre prioritairement pour notre jeunesse », ajoute Michel Vauzelle.










